Phil  Edengarden
| en-quête de la vérité |

Jésus et le SEDER

Il s’agit d’un ouvrage publié en 2017, qu’il vous est possible de trouver auprès de plusieurs distributeurs en ligne. En cliquant sur la jaquette du livre représentée ci-dessous, vous pouvez le commander directement.

Synopsis

Jaquette du livre Jésus et le SEDER

Vers l’an 30 de notre ère, à l’occasion de la fête de Pâque, un rabbin juif du Moyen-Orient réunit ses disciples pour un dernier repas. Il aurait alors, nous dit-on, institué un nouveau rituel auquel on aurait, ensuite, donné le nom d’Eucharistie et, bien plus tard, de Sainte Cène.

Et si ce Jésus de Nazareth n’avait, en fait, rien institué de nouveau ? Et si les paroles qu’il prononça de manière solennelle ce soir-là n’étaient, en réalité, rien d’autre que la clé d’une énigme que personne n’avait pu résoudre avant lui, la révélation d’un secret inouï au sujet du Seder de Pessah, le repas rituel de la Pâque juive ?

Le seul moyen de vérifier cette hypothèse est de mettre en parallèle le témoignage des convives à ce dernier repas de Jésus et la Haggadah, le texte plusieurs fois millénaire qui sert de canevas à la célébration du Seder de Pessah. C’est ce que l’auteur s’est proposé de faire. Il en a tiré des leçons édifiantes dont il a voulu vous faire part, à vous qui, dimanche après dimanche, reproduisez des gestes prophétiques dont l’origine remonte à la nuit des temps, lorsque Dieu, dans sa miséricorde infinie, décida d’envoyer son Fils pour libérer les captifs de leurs chaînes.

Présentation par l'auteur

Depuis plusieurs siècles, dimanche après dimanche, les Chrétiens de par le monde reproduisent le geste de la fraction du pain. Jésus leur aurait demandé de faire cela en mémoire de lui.

Les Catholiques romains ont sacralisé cet instant de la fraction du pain, en absolutisant les paroles prononcées par Jésus au cours de ce qu’on a eu coutume d’appeler ‘la Dernière Cène’ : « Prenez et mangez ; ceci est mon corps ». Ils parlent désormais de Consécration et de Présence réelle. Ils parlent également de Communion et d’excommunication.

Les Chrétiens issus de la Réforme ont ramené la signification de ce geste au niveau du symbole dont la transmission s’opère non plus de haut en bas, comme cela semble se faire au sein du Catholicisme, mais sur un plan horizontal, à la manière du partage fraternel. Ils n’ont, dès lors, plus besoin du prêtre ordonné pour rompre le pain et le distribuer solennellement aux fidèles.

Au pain qui est rompu est associée une coupe de vin. Cela répond à une demande explicite de Jésus qui, au cours de cette même ‘Dernière Cène’, exprima que la coupe de vin qui circulait à table représentait son sang versé de façon sacrificielle pour la rémission des péchés. Ici aussi, les Catholiques romains font dans le sacré, tandis que les Réformés perpétuent la dynamique du partage fraternel d’un symbole unificateur.

Mais si ces gestes sont désormais reproduits à l’intérieur des bâtiments d’église, au cours de célébrations minutées qui suivent un ordre rituel à peu près identique au sein de toutes les dénominations qui se réclament de Jésus, on semble avoir oublié que le cadre originel ne fut pas le Temple ni la synagogue, mais la maison, et que les paroles de Jésus furent prononcées au cours d’un repas, autour d’une table comportant d’autres aliments que juste du pain et du vin. Les évangiles sont explicites : ce repas fut celui que les Israélites avaient coutume de célébrer ensemble à l’occasion de Pessah, une fête que les Chrétiens ont ensuite rebaptisée Pâque(s). Les Juifs désignent à présent ce repas par le nom de Seder.

Sur la table du SEDER

Certains érudits issus du monde juif rejettent l’idée que ce que les Chrétiens appellent la ‘Dernière Cène’ ait été un Seder. Ils prétendent que le Seder n’existait pas du temps de Jésus, qu’il s’agirait d’une invention survenue après la destruction du Temple en l’an 70 de notre ère. Mais ils semblent oublier que la Haggadah de Pessah, le manuel qui sert de canevas à la célébration du Seder, date de cette époque et n’est rien de moins que la consignation par écrit de traditions qui existaient assurément depuis longue date et avaient été transmises, jusque là, par voie orale : il fallait veiller à ce que les usages ne se perdent pas et demeurent les mêmes partout dans la Diaspora.

De surcroît, les évangiles ne parlent pas de ‘Dernière Cène’ mais de repas de la Pâque, autrement dit du repas consommé par les familles israélites à l’occasion de la fête dont le nom hébreu est ‘Pessah’. Même si certains éléments du Seder actuel ne figuraient pas sur la liste des étapes de ce repas liturgique pratiqué à l’époque de Jésus, la consommation du pain azyme faisait, de toute évidence, partie intégrante de ce repas particulier qui commémore, depuis le temps de Moïse, la libération de l’esclavage en Egypte. Or c’est ce pain azyme que Jésus a rompu en affirmant qu’il représentait son corps. Comprendre de quelle façon ce pain est rompu, partagé, consommé peut nous aider à mieux comprendre le sens donné par Jésus aux premiers disciples, lorsqu’il met en parallèle ce pain et son corps, de même qu’il met en équation le vin servi à cette occasion et son sang.

En réalité, la question de la forme donnée à cet événement importe moins que celle qui touche au sens, à la signification qu’il convient de donner aux paroles exprimées par Jésus à cette occasion. Or le contexte du repas solennel qui ouvre la semaine des azymes, communément appelé repas de la Pâque, est celui de la libération de l’esclavage. C’est cette réalité qui est commémorée. Et nous le croyons : Jésus est le Messie attendu, celui qui est venu libérer l’humanité captive du péché et de toutes ses conséquences. Les déclarations qui ont été mises dans la bouche de Jésus tout au long du récit de cette ‘Dernière Cène’ des évangiles ne peuvent conduire le lecteur attentif qu’à la conclusion suivante : Jésus est le Libérateur attendu, le Rédempteur. le Messie promis. Ce dernier ne vient pas délivrer le peuple de Dieu de ses maux temporaires, comme Moïse le fit jadis, mais il vient délivrer l’homme du Mal, de manière définitive. Devant une telle affirmation, le lecteur des évangiles est invité à prendre position, à rejeter ce message déroutant ou à y adhérer.

Prendre connaissance du déroulement du Seder de Pessah pour faire un parallèle entre chacune de ses étapes et ce que les évangiles nous ont rapporté de la ‘Dernière Cène’ peut apporter un éclairage nouveau sur les paroles prononcées par Jésus au cours de ce repas mémorable. C’est la démarche que j’ai entreprise en écrivant le livre « Jésus et le Seder ». Cette petite étude est à la disposition de chacun comme peut l’être une question qui doit rester ouverte. Je ne prétends par détenir la réponse à cette interrogation : une perche est tendue au lecteur, qui peut, s’il le souhaite, alimenter sa réflexion en allant vérifier, par lui-même, les postulats qui lui sont proposés dans cet ouvrage et décider ensuite si cette escapade en-dehors des sentiers battus comporte une quelconque utilité tant pour lui, personnellement, que pour sa communauté de vie à la suite de Jésus.

Philippe ESPAGNE, "Jésus et le Seder", Ed. l'Oasis, 2017


Evangile selon YEHOHANANE

Il s’agit d’un ouvrage paru en 2018. Vous pouvez le commander directement en cliquant sur la jaquette du livre représentée ci-dessous ou via le formulaire de contact du site.

Jaquette du livre Evangile selon YEHOHANAN

Des traductions françaises de la Bible et des évangiles, il y en a déjà beaucoup. Quand on étudie un texte en particulier, il est courant de recourir à plusieurs traductions différentes et de les comparer pour ne pas se tromper dans l’interprétation. Mais rares sont ceux et celles d’entre nous qui avons étudié le grec ancien et qui pouvons nous plonger dans le texte original. Et quand on a la possibilité de le faire, on se rend compte que certaines traductions constituent de véritables trahisons. Certains traducteurs gomment un verset par-ci, un verset par-là, changent le temps de la conjugaison, ajoutent des mots « pour que le lecteur comprenne mieux ! », etcétéra.

Personnellement, je me nourris de l’évangile selon Jean depuis de nombreuses années, comme certains mangent du pain à tous les repas. Mais avec le temps qui passe, si je ne me lasse pas d’écouter ce témoignage poignant, je m’interroge souvent sur certaines tournures de phrases qui rendent le texte difficile à interpréter. Je me demande aussi pourquoi les noms propres ont été traduits, qu’il s’agisse des noms de personnes, de lieux géographiques, de fêtes religieuses. Enfin, je ne comprends pas pourquoi l’on s’obstine à désigner notre Créateur par un nom qui n’est pas le sien, puisque « Dieu » vient du grec, et non de l’hébreu ni de l’araméen, la langue de la « vraie » bible, qui est aussi celle de notre Sauveur. Avec le temps qui passe, j’aspire à manger des aliments qui n’ont pas été conditionnés pour la consommation de masse et ce que j’apprécie par-dessus tout, c’est de déguster les fruits et légumes que j’ai récoltés moi-même ! Je me suis donc mis à traduire laborieusement certains versets de l’évangile par moi-même et, de fil en aiguille, je me suis retrouvé un jour à traduire l’entièreté de cet évangile de Jean.

C’est donc le fruit de ce travail de fourmi que je livre ici, précédé d’un avant-propos qui expose mes choix en termes de vocabulaire et de formules langagières. Au final, cette version ressemble un peu à d’autres versions, mais s’en distingue également par bien des aspects. Cet exercice de traduction mot à mot m’a permis d’évaluer la qualité de certaines versions de la Bible et de m’interroger au sujet du succès remporté massivement par certaines autres. Je pense notamment à la Bible Louis Segond qui, mis en parallèle avec le texte grec, ne m’apparaît pas comme fiable à cent pourcent ou à la Bible Chouraqui, dont la traduction de l’évangile selon Jean est fantaisiste à bien des égards, à commencer par l’usage de l’indicatif présent à toutes les phrases. La Bible Darby, que je ne connaissais pas avant de me plonger dans cette étude comparative, m’est apparue comme étant la plus proche du texte original. Toutefois, si le résultat de mon œuvre de traduction comporte des similitudes avec cette version, il s’en distingue notamment par le choix que j’ai fait de restituer leur consonance originale aux noms propres. Cela irritera certains, qui n’aiment pas les langues étrangères ou qui sont accrochés à leurs habitudes comme des tiques. Mais la routine finit par nous rendre sourds à la nouveauté du texte ; on finit par passer au-dessus de certains détails qui ont leur importance.

Puisse ce travail de relecture attentive, amoureuse, passionnée de l’évangile selon Jean, que je partage ici, susciter votre intérêt et contribuer à votre joie. Peut-être aurez-vous l’envie de vous mettre vous-même à étudier la Bible à partir des textes originaux. Si tel était le cas, vous m’en verriez aux anges, car j’estime que pour bien connaître la Parole de Dieu, il faut se donner de la peine, prendre des risques, s’affranchir de la peur, se dépouiller des vêtements surannés que sont les vieilles habitudes, et se plonger à la source.